L'interview de François-Pierre
Passion Cuisine
Présentez-vous et dites nous, depuis quand êtes-vous saltusien ?
Je suis né il y a 78 ans dans la chambre qui est au dessus de l’endroit où nous parlons. Je suis né à St-Julien un peu par hasard, parce que ma mère avait décidé d’aller passer Pâques chez son père avant d’accoucher – elle habitait à Paris à ce moment-là et son père était notaire à St-Julien-du-Sault depuis 1923. Et je suis arrivé avec un mois d’avance.
Ça m’a donné tout de suite une présence à St-Julien, parce que j’étais le petit fils du notaire et rien ne m’attendait ici – c’est le menuisier qui a donné le berceau d’un de ses enfants.
Tant et si bien que jusqu’il y a 20 ans, lorsque j’ai ouvert le restaurant des Bons Enfants, des gens me hélaient encore dans la salle en m’appelant “Bébé !” parce que je restais l’enfant qui était arrivé sans prévenir.
Quel est votre endroit préféré à Saint-Ju ?
Je n’ai pas vraiment d’endroit préféré, mais d’une certaine manière, c’est cette maison, dans laquelle je suis né.
À une période nous avions plusieurs maisons dans St-Julien-du-Sault, mais je ne me sens bien que dans cette maison. Sans doute non pas parce que j’y suis né, mais parce que l’amitié qui me liait à mon grand-père était immense.
Racontez-nous un de vos moments marquants au village.
Toutes mes références, les étapes de ma vie sont marquées par St-Julien-du-Sault, je suis très attaché à cette ville.
J’ai réussi par exemple à créer ici une imprimerie, une entreprise de 36 personnes, alors que c’est plutôt absurde de monter une imprimerie en plein centre ville. Par exemple, la pièce dans laquelle on est, c’est là qu’était la plieuse. J’ai du faire faire une porte spéciale, avec le chariot élévateur on livrait les palettes, on pliait ici et on ressortait par là.
Citez une chose que vous aimeriez voir en plus ici :
Un truc qui me passionnerait : il y a une vieille usine derrière le Café du Siècle. À côté, un grand champ complètement pollué, un petit chemin, puis le ru, puis un autre grand champ. Le grand champ est inconstructible : voilà un endroit qui ferait un beau parking. Qui pourrait servir au public de l’association du Bois Frileux, mais aussi à ce qu’on pourrait faire de l’usine si on la dépolluait.
On ressusciterait un endroit à l’abandon, avec par exemple des jardins partagés, y déplacer pourquoi pas le marché, puisqu’il y aurait un parking… ce qui ferait circuler les gens à travers la ville, en les faisant passer par ses petites ruelles qui ont un charme fou.
Après ses différentes aventures saltusiennes, notamment avec le fameux restaurant Les Bons Enfants, François-Pierre continue de nous régaler les dimanches matins avec ses toutes aussi fameuses gougères, généreusement partagées au Café du Siècle après le marché.
Chaque mois, retrouvez sur notre site le portrait d’une figure saltusienne.
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