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Un Sault à Saint-Ju

martial d portrait saint julien du sault

L'interview de Martial

Passion Fanfare

Présente-toi et dis nous, depuis quand es-tu saltusien ?

Je m’appelle Martial, pas Monsieur parce que j’aime pas, je suis né à Joigny et j’habite Saint Julien du Sault depuis 1957. Mon père était de 1916, c’est un ancien prisonnier de guerre. Il a monté une association qui s’appelait la MCD, c’était une mutuelle à Auxerre, et il était commissaire au compte, c’était pas rien.

J’étais peintre, j’ai eu ma Fin d’Apprentissage, à l’époque ça s’appelait le FA (équivalence actuelle du CAP – ndlr), ça donnait le droit d’être compagnon. C’était en 1976, il faisait si chaud qu’on commençait à 4h30 le matin. J’ai envoyé balader mon maître de stage et le jour-même, j’étais au dock – à la place de Vival c’était un dock, un lieu où on se rassemblait, je raconte que j’ai plus de boulot. On m’emmène voir le père Baudoin, qui avait une entreprise d’une vingtaine de peintres, et il me dit “J’ai besoin d’un gars, mais tu viens lundi avec ton père !” C’était comme ça à l’époque.

Quel est ton endroit préféré à Saint-Ju ?

Mon endroit préféré c’est le Café du Siècle. J’ai connu tout le monde là-dedans. J’ai connu le bar avec un billard américain au milieu et un porte fusils, parce qu’on rentrait avec nos fusils en revenant de la chasse. Et maintenant on est bien chez Lulu.

Raconte-nous ton meilleur souvenir au village !

Quand j’étais gamin, à la gare il y avait une fête foraine, et une fanfare qui venait en car, c’est ça qui m’a donné envie de faire de la musique, j’ai commencé par le clairon, avant le cor de chasse. On avait une fanfare, qui s’appelait Le Réveil. Tous les premiers janvier, à 6h30 du matin, on faisait tous les quartiers, on jouait le réveil, et les papys nous payaient la goutte.

Et il y avait les Corsos Fleuris (un grand défilé de chars ornés de fleurs – ndlr). Je me souviens plus quand c’était, j’étais gamin, mais c’était au mois de juillet. Tout le monde s’y mettait, on faisait des fleurs, au niveau du rond-point d’Intermarché. C’était décoré partout. Quelques jours avant on défilait avec plusieurs bagnoles et on faisait la pub, on se marrait bien.

Cite une chose que tu aimerais voir en plus ici :

Les fêtes, comme les fêtes patronales, c’était quand même quelque chose. Ça partait du bas de la place du marché (sur l’actuel parking place de la Liberté – ndlr) et ça descendait. C’était comme une foire, avec le tir, les auto-tamponneuses, et il y avait les balançoires, fallait voir ça, qui montaient à je sais pas combien. Y avait aussi un vieux vieux manège pour enfants.

Maintenant qu’il ne fait plus courir les sangliers (il n’en a jamais tué un !), on peut croiser Martial en promenade avec sa fidèle teckel Akita dans le centre ville, ou bien sûr dans son endroit préféré, au Café du Siècle, pour avoir d’autres anecdotes si vivantes sur le passé de Saint-Julien-du-Sault.

Chaque mois, retrouvez sur notre site le portrait d’une figure saltusienne.
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